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Restauration scolaire : la qualité en plus !

C’est un sujet tellement commun que l’on n’y pense pas forcément. Mais la question de la cantine scolaire est essentielle parce qu’elle ramène à de multiples problématiques parmi lesquelles le contenu des assiettes, leur contenant et naturellement les restes alimentaires.

Du contenu de qualité

Quand on sait que pour certains enfants — nous pensons notamment aux moins favorisés — le repas pris à la cantine est le seul vrai repas complet et équilibré de la journée…

Quand on sait qu’un corps bien nourri, c’est un cerveau bien irrigué et une meilleure attention lors des apprentissages

Cela nous oblige moralement à veiller à la qualité du contenu des assiettes servies aux enfants dans les cantines scolaires de la Ville !

Même si, sur papier, les menus de la cantine scolaire paraissent plaisants et équilibrés, dans les faits ce n’est pas toujours le cas :

  1. mis à part le pain, les féculents ne sont pas toujours invités à table, pourtant véritables carburants pour l’organisme des petits ;
  2. à l’inverse, les légumes se font parfois porter pâles ;
  3. le fruit frais manque parfois à l’appel ;
  4. le produit laitier fait, des fois, l’école buissonnière…

Bref, l’assiette des enfants manque souvent du peps et de l’équilibre nécessaires à leur développement physique et psychique.

©Ida Gonthier

Boutons les boîtes de raviolis ou autres conserves, pauvres sur le plan nutritionnel, hors des assiettes. Améliorons la qualité des repas servis dans nos établissements en prenant en compte aussi bien leur origine que leur goût et leur qualité nutritive.

Nous sommes bien à la traîne par rapport à d’autres villes qui mettent l’accent sur :

  1. le frais,
  2. le local (n’oublions pas que nous vivons dans un beau département agricole !),
  3. le saisonnier,
  4. le biologique.

À nous de penser à une nouvelle façon de concevoir la restauration scolaire en interagissant avec les producteurs locaux, en mutualisant aussi nos actions avec les communes voisines, et en travaillant avec des acteurs du « manger sain » !

©Ida Gonthier

Et demain ?

Le premier frein à la qualité, c’est le prix. Pour améliorer la qualité de nos cantines sans répercussion de prix, la solution c’est la mutualisation. La création d’une cantine centrale partagée entre Triel-sur-Seine et Vernouillet permettrait d’améliorer la qualité des repas servis sans impacts financiers pour les parents, par le partage des équipements, des moyens logistiques et des filières d’approvisionnement.

Et, pour aller plus loin, pourquoi ne pas penser à développer l’autonomie de nos cantines ?

Ce modèle a fait ses preuves à Mouans-Sartoux, par exemple. En quatre ans, cette commune des Alpes-Maritimes a créé sa propre exploitation agricole, sur ses terrains, pour servir plus de 1000 repas bio par jour. L’achat d’un tracteur et de quelques graines ainsi que l’embauche de trois agriculteurs permettent aujourd’hui aux enfants de la ville de manger local, bio, sain, équilibré et frais. Et tout ceci en réduisant les coûts et les gâchis.

Tout cela prend du temps direz-vous et, dans l’espace urbain, les terrains se font rares. Mais si vous voulez que les enfants mangent « bien » demain, il faut déjà y penser. Et concernant les espaces agricoles, rien ne nous interdit par exemple de travailler en partenariat avec des agriculteurs de nos trois communes, voire à la limite un peu plus loin jusqu’au Vexin !

©Ida Gonthier

Du contenant écoresponsable

Outre le contenu de l’assiette à soigner, nous devons également nous inscrire dans une démarche écologique durable et :

  1. travailler en partenariat avec tous les acteurs de la restauration scolaire, les écoles, les élèves (oui, les plus jeunes sont très doués en matière de propositions ou d’innovations), les parents d’élèves et les associations locales pour trouver des alternatives au plastique et au papier ;
  2. trouver des solutions pour la gestion des restes alimentaires.

Concernant les restes, il s’agit de réfléchir à sensibiliser les enfants et faire en sorte qu’il y ait moins de gâchis. Parmi les pistes de réflexion : les encourager à se servir eux-mêmes leurs portions, proposer différentes tailles de contenants en verre, les sensibiliser davantage au gâchis, etc.

Il faut également se demander comment optimiser l’utilisation des restes alimentaires. Parmi les idées possibles, en recyclant les restes et en les compostant, nous pourrions les réutiliser par exemple comme engrais naturels pour embellir les espaces floraux de notre Ville.


Tous cultivateurs à Verneuil ?
Rappelons quelques points forts du programme de notre liste Naturellement Verneuil, ensemble :
Du renfort dans les écoles !
Plus que jamais en cette période de crise sanitaire, la Ville doit accompagner les écoles dans l’organisation de leurs espaces.
Verneuil doit rester une ville où il fait bon vivre !
Si vous avez entendu dire que les Municipales de 2020 seront absolument déterminantes dans notre Ville, n’imaginez pas que cela soit pour des raisons politiques. Non ! Ce qui se jouera sera bien plus important&n...
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