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Et si nous repensions la mobilité sur notre ville ?

L’arrivée du RER Eole à Verneuil-sur-Seine transformera durablement notre commune. Non, notre Ville ne sera pas soudainement à 15 minutes du centre de Paris ! Mais, par contre, l’augmentation de la fréquence des trains et la qualité des dessertes constituent une promesse pour la valorisation de notre territoire. Et s’il s’agissait d’une opportunité de repenser plus globalement les mobilités de notre Ville ?

©Ida Gonthier

La mobilité, troisième roue du carrosse ?

Historiquement, Verneuil-sur-Seine est située sur la traverse Paris-Normandie. Et c’est ainsi que les mobilités ont toujours été pensées pour notre Ville : autour des gares et du boulevard André Malraux, comme si notre territoire n’était qu’un lieu de passage.

La première conséquence est l’importance considérable accordée aux voitures dans notre Ville. Cette importance s’incarne par l’absence de transports de substitution sur certaines zones (par exemple aux Clairières, tout particulièrement en soirée) ; par la construction de deux ronds-points sur le boulevard André Malraux, sous les mandats de Philippe Tautou et de son équipe, pour essayer de prémunir les passants des bolides aux vitesses excessives ; et bien sûr par le sujet de la déviation de la RD154.

La deuxième conséquence de cette vision est la priorité donnée au ferroviaire dont dépend fortement notre commune. Pour aller ou venir dans le centre de Paris aux heures de pointes, le train reste le seul moyen viable – et demain, le RER E le sera d’autant plus.

La troisième conséquence est l’absence quasi-totale de réflexion autour des mobilités douces et partagées. Le service de covoiturage COVOIT'ICI, développé par GPS&O et le département des Yvelines, est malheureusement un échec. La seule piste cyclable, située sur la Grande Rue, créée en presque 20 ans, est impraticable (le goudron est imperméable et donc glissant par temps de pluie ou de verglas) et n’est par ailleurs pas reliée à un quelconque réseau. Les trottoirs en centre-ville restent étroits. La voirie du centre-ville n’est pas adaptée au passage des autobus.

©Sophie Garrec

Un modèle en trois V

À la logique d’une ville-voie de passage, nous voulons opposer le modèle des trois V : une ville où on Vient, où on Vit et d’où on Va.

Une ville d’où on Vient, c’est une ville qui favorise les mobilités collectives, en particulier pour les va-et-vients quotidiensVous avez sûrement fait l’expérience de cet exemple : il n’est pas normal que les hoaraires de bus ne soient pas coordonnés avec ceux des trains.

Une ville où on Vit, c’est une ville qui encourage les mobilités douces et collectives. Et cela n’est pas compliqué : le succès de CarApatte et le déploiement de voitures puis de bornes électriques est un premier pas. Mais il est temps aussi de généraliser les pistes cyclables, d’entretenir nos trottoirs pour favoriser la marche à pied (là où ils sont impraticables sur certaines zones de la commune, et même inaccessibles par endroits aux personnes à mobilité réduite) et de rendre enfin accessibles autrement qu’en voiture certains espaces de notre territoire (notamment l’Île de loisirs et l’aérodrome qui ne sont desservis par aucun transport en commun). Peut-être est-il aussi temps de replacer la Seine au cœur de Verneuil-sur-Seine pour favoriser les mobilités fluviales ou d’autres mobilités plus innovantes...

Enfin, une ville d’où on Va, c’est une ville qui réduit sa dépendance à Paris en multipliant les réseaux de transports et les accès à toute l’Île-de-France. Un étudiant qui doit rejoindre Saint-Germain-en-Laye avant 8 h 00 le matin ne peut tout simplement pas le faire aujourd’hui : cela n’est pas admissible. Quelqu’un souhaitant rentrer à Verneuil après 22 h 30 est aujourd’hui contraint de prendre un Noctillien, entendez un bus de nuit, ou un taxi. Certaines villes pourtant proches, comme Triel-sur-Seine, se retrouvent très éloignées faute de connexion. Et plus globalement, la fiabilité des transports desservant notre commune reste pour le moins relative.

©Marc Vézon-Daunis

Les mobilités enfin vraiment motrices de développement ?

L’arrivée du RER E Eole doit nous forcer à repenser notre territoire au rythme du modèle de ces trois V afin d’améliorer les mobilités sur notre commune. Si un audit préalable sera requis à la restructuration de la mobilité de demain, les futurs élus ne doivent a priori rien s’interdire. Cela passera peut-être par le déploiement de moyens de transports en partage, comme les vélos par exemple, par l’extension d’horaires des réseaux existants, la structuration de nouvelles lignes…

Repenser les mobilités est d’autant plus important que c’est l’attractivité économique de notre Ville qui est en jeu. En effet, repenser les mobilités sur notre commune, c’est attirer de nouveaux commerces, de nouvelles entreprises ou des touristes…

La mobilité n’est cependant pas un sujet proprement communal. L’enjeu des élus de demain sera de peser aussi bien aux échelles intercommunales qu’aux départementales et régionales, pour offrir à notre Ville une mobilité adéquate à nos modes de vie, cofinancée et enfin exemplaire.


Tous cultivateurs à Verneuil ?
Rappelons quelques points forts du programme de notre liste Naturellement Verneuil, ensemble :
Du renfort dans les écoles !
Plus que jamais en cette période de crise sanitaire, la Ville doit accompagner les écoles dans l’organisation de leurs espaces.
Verneuil doit rester une ville où il fait bon vivre !
Si vous avez entendu dire que les Municipales de 2020 seront absolument déterminantes dans notre Ville, n’imaginez pas que cela soit pour des raisons politiques. Non ! Ce qui se jouera sera bien plus important&n...
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